Protagoras, Socrates, vous avez dit coach ?

Protagoras, ça vous rappelle quelque chose ? Peut-être avez-vous déjà même étudié cet écrit de Platon au lycée, vous savez, ce genre d’écrits beaucoup trop imperméable pour de jeunes « cerveaux gauches » qui savent à peine penser par eux-mêmes !!?? Je relisais ce livre dernièrement et j’y ai vu comme une belle confrontation entre deux personnes, deux personnalités, deux manières d’amener et de transmettre les savoirs, ainsi qu’une belle confrontation vis-à-vis de la posture de coach, donc actuelle et pour le moins « plurielle » !

Rhétorique ou maïeutique ? Qu’est-ce qui fait intégrer / émerger le savoir ? La transmission du savoir ou du « non savoir » ; une démarche « descendante » ou « ascendante », directive ou délégative, cognitive ou écologique ?

Le coach est-il formateur, conseiller, manager, mentor, …, ou coach ? Qu’est-ce qui différencie ces différentes postures ? Peut-il revêtir plusieurs « habits » lors d’un même accompagnement ?

Si j’ai posé les choses de manière disjonctive, il n’en reste pas moins que les réponses se trouvent « entre » le blanc et le noir, invitant notre cerveau à faire l’effort de la complexité, de l’humilité, de la « non complétude », et à faire dialoguer l’inconciliable ; c’est-à-dire les antagonismes entre eux !

En lisant ce dialogue, j’y ai relevé : (1) le croisement des points de vue = émettre plusieurs hypothèses ; (2) interpeler un tiers (réel ou imaginaire), lui poser une question afin d’éviter le rapport de force et le conflit ; (4) faire parler un tiers en « méta communiquant » qui regarderait la situation ; (5) commencer par poser des questions non engageantes appelant des réponses « oui » pour faciliter l’alliance , (6) mettre quelque chose en l’autre (jugement, idée, …) pour le faire se positionner.

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